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Petite enfance : un mois de mars sous le signe de la mobilisation

Petite enfance : un mois de mars sous le signe de la mobilisation
Publié le 16/03/2022
Laetitia Delhon
Journaliste spécialisée dans le travail social et médico-social, la petite enfance et le handicap
L’Unsa Proassmat soutient la grève pour le pouvoir d’achat des salariés demain et le SNPPE appelle à débrayer le 31 mars pour la reconnaissance des professionnels.

Demain la CGT et l’UNSA appellent à une journée de mobilisation interprofessionnelle pour une augmentation générale des salaires. Une grève soutenue par l’UNSA Proassmat qui demande des mesures spécifiques pour les parents employeurs, en premier lieu une baisse du reste-à-charge via une revalorisation du Complément de mode de garde (Cmg).

Le syndicat demande également l’application de la loi de 2008 qui prévoit une application du Cmg à l’heure et non pas à la journée, dont les décrets ne sont toujours pas parus. « Permettre aux parents de payer décemment leur assistant maternel permettra à ceux-ci de vivre décemment et d’accueillir les enfants dans les meilleures conditions » ajoute Liliane Delton sur le site de l’UNSA Proassmat.

Plaidoyer pour la présidentielle

Le syndicat a également récemment adressé son plaidoyer aux candidats à l’élection présidentielle avec sept mesures d’urgence pour les assistantes maternelles. Outre l’égalité des restes à charges, il demande notamment la réintégration du statut dans le code du travail pour une égalité des droits, la création d’un fonds de garantie de paiement des salaires et le réajustement du salaire minimum au niveau de 0,350 SMIC par heure et par enfant.
 

31 mars : #Amavraievaleur

De son côté le Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) appelle l’ensemble des professionnels à débrayer le 31 mars prochain, journée d’action dans la fonction publique territoriale, sous la bannière « A ma vraie valeur ».

« Un comité « filière petite enfance » a été créé par le Secrétaire d’Etat fin 2021 pour entamer un travail d'amélioration de l'ensemble du secteur (échéance à 3 ans...sic !). L'urgence est pourtant à nos portes, au sein de l’accueil collectif et individuel. Elle s’illustre à tous les niveaux (qualité de vie et de travail, moyens, reconnaissance, valeurs, rémunérations,..) » écrit le syndicat.

Il revendique :

« - Les moyens matériels et financiers pour travailler dans de bonnes conditions et accompagner les enfants et leur famille avec bienveillance.

- La revalorisation salariale permettant reconnaissance et attractivité de la Petite Enfance par la mise en place, au minimum, de la prime Ségur mensuelle de 183 euros net au même titre que le secteur du soin ou du médico-social.

- Des formations réelles pour appréhender l’évolution des modèles éducatifs, des connaissances médicales, des situations sociétales, mais aussi des normes juridiques, sécuritaires ou d’hygiène ; sans oublier la mise en place factuelle de l'analyse de pratique pour tou.te.s. Enfin, des passerelles vers des formations spécifiques permettant une réelle évolution pour les professionnel.le.s épuisé.e.s et usé.e.s.

- L'abrogation de la réforme du cadre réglementaire et la mise en œuvre des recommandations du rapport ministériel de la commission des 1000 jours de l’enfant. »