Abus sexuel

Un enfant sur cinq est victime d'abus sexuels

« On estime qu’un enfant sur cinq est à un moment ou un autre victime d’exploitation ou d’abus sexuels », a déclaré la Secrétaire Générale adjointe du Conseil de l’Europe, Mme Gabriella Battaini-Dragoni, dans son allocution lors de la conférence organisée à Strasbourg à l’occasion du 10e anniversaire de la  « Convention de Lanzarote », qui prend fin ce mercredi 25 octobre 2017. « Le traumatisme d’une telle expérience peut avoir des effets tout au long de la vie : il peut perturber le parcours scolaire ou professionnel et entraîner divers problèmes de santé mentale. » 70 à 85 % des abus sexuels sont commis par des personnes appartenant au « cercle de confiance » de l’enfant.

La Convention de Lanzarote porte sur la prévention, la protection et les poursuites dans la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels des enfants. Elle prévoit l’incrimination d’actes tels que les abus sexuels, la prostitution enfantine, la pornographie enfantine, la participation d’un enfant à des spectacles pornographiques, la corruption d’enfants et la sollicitation ou mise en confiance d’enfants à des fins sexuelles. À ce jour, la Convention a été ratifiée par 42 États membres du Conseil de l’Europe (tous les États membres hormis l’Arménie, l’Azerbaïdjan, l’Irlande, la Norvège et le Royaume-Uni) ; elle est ouverte à la signature par les États non européens.