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Qualité et contrôle des modes d’accueil au menu du comité de filière avec Aurore Bergé

Qualité et contrôle des modes d’accueil au menu du comité de filière avec Aurore Bergé
Publié le 05/09/2023
Laetitia Delhon
Journaliste spécialisée dans le travail social et médico-social, la petite enfance et le handicap
Lors de cette première rencontre en visio avec les professionnels ce matin, la ministre des Solidarités et des Familles a présenté sa feuille de route générale et entendu les priorités des acteurs de la petite enfance, selon plusieurs participants.

C’était l’instant « présentations » : « Aurore Bergé a pris la parole de manière globale rappelant que l’objectif du gouvernement est de développer des modes d’accueil de qualité, évoquant le sujet de l’attractivité des métiers, des contrôles, et rappelant les engagements pris ces derniers mois sur la qualité d’accueil » déclare Sandra Onyszko, porte-parole de l’Ufnafaam.
 

D’autres rencontres à venir

Une feuille de route générale donc, et pas encore de mesures annoncées pour l’accueil individuel, toujours très attendues. « La ministre souhaite nous rencontrer en présentiel, ce que nous souhaitons également avec les syndicats représentatifs de la branche pour rappeler nos priorités, notamment sur les impayés de salaire et la situation de la formation professionnelle » souligne Véronique Delaitre, référente nationale FGTA-FO.

Focus sur l’accueil individuel

Alors que l’attention médiatique est actuellement uniquement portée sur les crèches, l’accueil individuel a constitué l’essentiel de l’intervention d’Elisabeth Laithier, présidente du comité de filière Petite enfance. « C’était un choix personnel car il s’agit du premier mode d’accueil, nous avons travaillé dessus depuis le mois de janvier, livré nos propositions mi-juillet et depuis nous n’en n’avons plus reparlé » explique-t-elle.

Or, ce n’est plus un secret pour personne, sans mesures fortes pour soutenir les assistantes maternelles, les départs à la retraite massifs dans les années à venir ne seront pas suffisamment compensés, et des dizaines de milliers de places d’accueil vont disparaître…bien loin donc des objectifs du gouvernement.
 

Statut et PMI

« Il existe trois enjeux forts : le statut et la rémunération des assistantes maternelles, l’inclusion du temps hors accueil de l’enfant dans le temps de travail effectif et le rapprochement avec le droit commun » poursuit Elisabeth Laithier. Elle a également souligné deux propositions : la réalisation d’un guide national de contrôle pour les PMI afin d’éviter les interprétations d’un service à l’autre, et la création d’une instance de médiation avec les PMI pour gérer les désaccords, un sujet déjà ancien qui n’a jamais vu le jour.
 

Un guide national d’évaluation

A la suite de cette séance, les membres du comité de filière ont également pris connaissance d’une lettre d’Aurore Bergé adressée le 1er septembre au chef de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), lui demandant un « appui » pour une durée de six mois afin de« poser les bases d’un guide national d’évaluation des déterminants de la qualité d’accueil du jeune enfant ». Un guide censé accompagner l’élaboration de référentiels de pratiques professionnelles et l’identification d’un socle commun de compétences pour l’ensemble des professionnels de la petite enfance.