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Covid-19 : les consignes du gouvernement pour les assistants familiaux 

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Publié le 24/03/2020
Laetitia Delhon
Journaliste spécialisée dans le travail social et médico-social, la petite enfance et le handicap
Une fiche répertoriant les consignes d’adaptation à la crise sanitaire a été adressée aujourd’hui aux professionnels, selon le secrétaire d’État Adrien Taquet.


Après des consignes s’adressant à l’ensemble des professionnels oeuvrant dans le champ de la protection de l’enfance, le ministère des Solidarités et de la Santé a également élaboré une fiche à destination des assistants familiaux.
 

Principes généraux

L’accueil familial est maintenu. «Il est important que l’assistant familial puisse continuer à accueillir le ou les jeunes qui lui sont confiés pendant toute la durée de l’épidémie » indique le document. L’accueil doit s’organiser conformément aux orientations des plans de continuité d’activité, «ainsi que dans le respect du contrat de travail conclu avec le professionnel et de la réglementation sur les capacités d’accueil »

Le nombre d’enfants accueillis par l’assistant familial peut être dépassé, dans le cas de situations exceptionnelles, et dans le respect du Code de l’action sociale et des familles.
 

Liens avec l’employeur

Qu’ils soient employés directement par le conseil départemental, par une association ou un établissement public autorisé, le service d’aide sociale à l’enfance doit veiller « au maintien des liens entre le référent éducatif de l’enfant et l’assistant familial l’accueillant ».

L’employeur doit également lui assurer « un accompagnement et des liens réguliers », un appui et les aides nécessaires dans le contexte de confinement et de suspension de l’école.

Le service de l’aide sociale à l’enfance et le service de placement doivent donc veiller « à assurer des permanences téléphoniques et des astreintes, notamment le week-end et en soirée », pour appuyer les professionnels.
 

 

 

Attestations

En cas de déplacement, l’assistant familial doit être muni de l’attestation de déplacement professionnel délivrée par l’employeur. « Si l’enfant présente des pathologies courantes ou un handicap et doit se déplacer pour sa prise en charge, l’attestation doit également être présentée en cochant la case adéquate » indique le document.
 

Ecole et activités

Le lien avec l’école doit être maintenu « avec une attention renforcée pour ces enfants qui peuvent être déjà confrontés à des difficultés scolaires ». En cas de problème, l’assistant familial doit en référer au responsable du service de placement familial, qui se mettra en lien avec les services académiques pour apporter une réponse. Il faut signaler toute difficulté ou impossibilité à accéder aux applications mobiles de l’Education nationale.

Des activités à l’intérieur ou dans le jardin « peuvent être mises en place dans le respect strict des consignes sanitaires », et notamment en l’absence d’enfants ou jeunes extérieurs aux membres de la famille d’accueil et du respect de la distance d’un mètre entre les personnes.

De manière exceptionnelle, quelques heures d’activité auprès des enfants et des jeunes et en appui à l’assistant familial, notamment dans l’utilisation des outils numériques par exemple, pourront être mobilisées par des intervenants extérieurs mobilisés par le service de placement.
 

Visites médiatisées

Les contacts avec l’extérieur doivent être réduits « au maximum ». Mais l’intérêt de l’enfant ainsi que le respect des droits reconnus aux parents doivent primer.

Ainsi, les services de placement sollicitent le cas échéant auprès de l’autorité judiciaire un aménagement des droits de visites et d’hébergement. Les visites des parents pourront être aménagées par l’assistant familial en lien avec son employeur et le service de l’ASE « en les limitant à des entretiens téléphoniques ou visio lorsque cela est possible ». Sauf dans les cas où une ordonnance de placement définit les conditions d’exercice du doit de visite.

En cas de droits de visite maintenus, les gestes barrières devront être rappelés aux parents et à l’enfant.
 

Fugues

En cas de fugue l’enfant est accueilli chez l’assistant familial et les consignes d’hygiène lui sont rappelées.
 

En cas de symptômes

La fiche technique précise enfin la conduite à tenir si l’enfant présente de symptômes pouvant faire penser au Covid-19 : isolement dans sa chambre, contact avec le médecin traitant de l’enfant, appel vers le 15 en cas de symptômes graves, nettoyage du domicile fréquent, etc.

Il conviendra de continuer à isoler le jeune pendant toute la durée des symptômes. En cas de chambres collectives « il convient d’instaurer une séparation physique (par exemple avec un paravent) » ou d’établir une distance d’une mètre avec l’autre.

Si c’est l’assistant familial qui présente des symptômes, « il doit signaler immédiatement son état de santé à son employeur » et se munir d’un masque, sinon d’une « protection du nez et de la bouche avec une écharpe en tissu ou un foulard propre ».

En cas d’hospitalisation «  l’accueil de l’enfant à son domicile pourra être provisoirement suspendu et organisé selon des modalités qu’ils détermineront ». L’accueil de l’enfant à son domicile pourra reprendre à l’issue de l’arrêt maladie.



Une mise à jour régulière des recommandations est prévue.