baromètre  qualité de vie au travail

La qualité de vie au travail des assistantes maternelles mesurée

Cette enquête a été réalisée sur internet du 19 janvier au 21 mars 2018 auprès de 8000 répondantes dont l’âge moyen s’établit à 44, 6 ans. Elle comporte six volets : satisfaction au travail, motivation et pénibilité, conditions de travail, relations avec les enfants et les familles, relations avec les professionnels et les institutions, avenir dans le métier. Plus de 5000 réponses ont été conservées pour l’analyse.

Première donnée saillante : les assistantes maternelles interrogées affichent un taux de satisfaction globale au travail de 92%. Parmi les facteurs de pénibilité, 48% d’entre elles indiquent le manque de reconnaissance, 40% la précarité des contrats et 31% le niveau de rémunération. Elles évaluent à 7,1 sur une échelle de dix leur qualité de vie au travail : quand celle-ci se dégrade, 50% expriment des difficultés avec les familles, 40% la baisse du nombre d’enfants accueillis et 38% la baisse du salaire.

Concernant l’organisation du travail, près de 100% d’entre elles disent gérer sans difficulté leur charge de travail quotidienne. Toutefois seules 40% affirment que leur travail n’est pas éprouvant sur le plan émotionnel. Sur le plan des relations avec les familles, 85% des professionnelles estiment être reconnues et respectées par les familles.

Les résultats concernant les relations avec les acteurs administratifs sont plus nuancés. La fréquentation d’un Relais d’assistantes maternelles (RAM) reste très mitigée : 51% affirment y aller très souvent mais 50% disent y aller rarement et 26% jamais. Si une majorité d’entre elles affirment se sentir en confiance et soutenues par les RAM et la Protection maternelle et infantile (PMI), seulement 44% s’estiment aidées par les RAM pour trouver des parents employeurs.

Sur le volet formation, si 75% des répondantes connaissent les formations disponibles, seules 42% ont bénéficié de formations continues en 2017. Les professionnelles estiment à 77% que le principal enjeu pour l’avenir est de parvenir à une meilleure reconnaissance de la profession, puis d’obtenir une protection sociale identique aux autres salariés et une revalorisation de l’accueil individuel au sein des autres modes de garde. Plus de 90% souhaitent continuer à travailler dans la petite enfance dans les trois prochaines années.

 

►SUPNAFAAM-UNSA, UNSA-FESSAD, ANAMAAF, Premier baromètre national Qualité de vie au travail des assistantes maternelles, avril 2018
Document accessible sur le site www.votreavisadelavaleur.fr code ASSM