mobilisation des assistantes maternelles - gilets roses

Des gilets roses contre la réforme de l’allocation chômage

Dans le sillage des gilets jaunes, une quinzaine d’assistantes maternelles ont choisi d’endosser des gilets roses le 7 janvier devant une agence Pôle emploi de Rouen, à l’appel de la présidente de l’association Les Fripouilles basée au Petit-Quevilly. « Depuis fin novembre, j’ai voulu mobiliser contre cette réforme qui pourrait fortement nous pénaliser, sans prendre en compte la spécificité de notre métier et ses contraintes » décrit Carole Fontaine.

La refonte en cours du dispositif de l’activité réduite pourrait ainsi fortement pénaliser les assistantes maternelles. Actuellement, quand elles sont en demande d’emploi à la suite de la perte d’un contrat, elles peuvent percevoir une partie de leur allocation chômage, via l’ARE, parallèlement à la reprise ou la poursuite d’une activité salariée réduite. Elles peuvent également reporter les droits non consommés dans le temps.

Leur mobilisation est relayée par le groupe Facebook « Assistants maternels en colère » est soutenue par les syndicats CGT et Force ouvrière (FO), qui ont appelé hier les professionnelles à se mobiliser partout en France le samedi 2 février 2019 entre 10h et midi. « Dans ces métiers où l’on travaille la plupart du temps pour plusieurs employeurs et où les contrats se succèdent au fil des différents événements tels que la scolarisation des enfants, le déménagement des parents, l’hospitalisation des personnes âgées, le complément d’activité versé par Pôle emploi est un élément essentiel pour disposer d’un revenu à peine décent » écrivent les syndicats dans leur communiqué de presse.

Ils rappellent également que plus de deux millions de parents employeurs « peuvent aller travailler chaque jour » grâce aux assistante maternelles. « Nous allons participer à la mobilisation du 2 février mais aussi continuer à nous mobiliser localement le 12 et le 20 janvier, poursuit Carole Fontaine. L’accueil des gens dans la rue a été très positif et nos employeurs nous soutiennent ».