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Assistantes familiales : une baisse inquiétante des candidates

L’enquête menée par la FNAF en décembre 2017 et janvier 2018 montre que l’âge moyen des assistantes familiales s’élève à 54,5 ans et que 33% d’entre elles atteindront l’âge de la retraite dans cinq ans.

« Il y a de moins en moins de candidats, et c’est partie dû au fait que nous accueillons davantage d’enfants qui relèvent de la psychiatrie parce que les structures adaptées manquent, alors que nous ne sommes pas préparées pour cela » confie Michelle Babin, présidente de la FNAF. L’enquête montre que 31 % d’entres elles accueillent des enfants présentant des troubles du comportement, que 34 % ont dû arrêter des accueils.

Seulement 34% des professionnelles estiment faire partie des équipes de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), 54% disent avoir déjà rencontré des difficultés, mais seulement 41% disent avoir reçu une réponse pour les résoudre.

« L’absence de respect de la présomption d’innocence, avec seulement 12 % de professionnelles qui témoignent de la mise en place d’une procédure dans leur département, constitue aussi un motif important de retrait de la profession,  poursuit Michelle Babin. Et le fait d’avoir un salaire en dent de scie ».

La FNAF a fait remonter ses inquiétudes jusqu’à l’Élysée où ses responsables ont été reçus par un conseiller le 15 mai dernier, après avoir monté un dossier pour demander audience au Président de la République. Par communiqué, la fédération s’adresse aujourd’hui aux présidents des Conseils départementaux. « Entendez-vous l’inquiétude des assistants familiaux qui vous alertent, vous sollicitent et vous proposent des idées pour revaloriser leur métier, améliorer les pratiques et ainsi donner envie aux personnes intéressées de s’engager dans la durée ? » demande-t-elle.