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Assistants familiaux : la CGT appelle à la grève le 20 mai

Assistants familiaux : la CGT appelle à la grève le 20 mai
Publié le 28/04/2021
Laetitia Delhon
Journaliste spécialisée dans le travail social et médico-social, la petite enfance et le handicap
Revalorisation salariale, augmentation des indemnités d’entretien, respect de la présomption d’innocence : le syndicat se mobilise pour les « premiers de cordée » de la crise sanitaire.

Rassemblements devant les conseils départementaux, les préfectures ou les permanences des élus locaux, la fédération CGT des services publics appelle pour la première fois à une mobilisation nationale des assistants familiaux le 20 mai pour obtenir de meilleures conditions de travail.

« Dans plusieurs départements des rassemblements ont eu lieu récemment car les assistants familiaux n’ont pas obtenu le minimum d’augmentation des indemnités d’entretien pour faire face aux surcoûts liés à la crise sanitaire. Nous avons reçu de nombreuses alertes de professionnels en difficulté » décrit Delphine Depay, membre de la direction de la fédération CGT services publics.
 

Revalorisation

Face à une crise sanitaire dans laquelle les professionnels sont « des premiers de cordée plus que jamais engagés pour la qualité d’accueil des enfants », la CGT souhaite :

La revalorisation des salaires sur la base de 1800 euros bruts pour 32 heures de travail hebdomadaire.

Le doublement du montant des indemnités d’entretien pendant les périodes successives de confinement avec effet rétroactif à compter de mars 2020.

La revalorisation des indemnités d’entretien, des frais de déplacement et des allocations ayant vocation à couvrir les frais répondants aux besoins de l’enfant.

La reconnaissance sans condition en maladie professionnelle de tous les assistants familiaux atteints par le Covid 19.

Intégration dans les services

Parmi les autres revendications du syndicat : le respect du droit fondamental de présomption d’innocence avec maintien de salaire pendant l’enquête administrative, la reconnaissance de l’ancienneté et une « véritable intégration dans la fonction publique territoriale » en tant qu’agent titulaire bénéficiant d’un statut et d’un cadre d’emploi de catégorie B, et une « réelle intégration » des professionnels au sein des équipes départementales de l’Aide Sociale à l’Enfance.

Ce mouvement intervient alors que les négociations autour de la refonte du statut, auxquelles la CGT n’a pas été conviée, sont terminées. Mais le gouvernement n’a pas encore présenté le bilan de ces travaux aux organisations représentatives.
 

Questionnaire

Parallèlement à cette mobilisation, la CGT lance une enquête auprès de l’ensemble des assistants familiaux sur leurs conditions de travail et leurs souhaits pour l’avenir. Selon le syndicat, le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale, qui avait publié en 2006 un rapport intitulé « Assistants maternels et assistants familiaux : Evoluer pour préparer l'avenir » devrait de nouveau travailler sur le sujet dans les semaines à venir.

Exercice du droit de grève

Les assistantes familiales relèvent des dispositions de droit commun prévues aux articles L2511-1 à L25112-5 du Code du travail concernant le droit de grève.
Pour les assistantes familiales relevant d’un employeur public, ce droit de grève s’exerce dans les mêmes conditions que les fonctionnaires territoriaux et agents non titulaires territoriaux. Les dispositions du code du travail relatives à l’exercice du droit de grève dans le secteur public qui concernent notamment les départements, leur sont applicables. En matière de préavis, les organisations représentatives au niveau national dans la catégorie professionnelle concernée doivent notamment respecter un délai de 5 jours francs avant le déclenchement de la grève.