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Catherine Piraud-Rouet
Journaliste spécialisée en puériculture et éducation

Accueil d’enfants et Covid-19 : quels risques, quelles précautions ?

Confinement covid-19 enfant assistante maternelle
Publié le 25/03/2020
Catherine Piraud-Rouet
Journaliste spécialisée en puériculture et éducation
Les dernières mesures gouvernementales de lutte contre le coronavirus-Covid 19 soulèvent de nombreux questionnements, portant tant sur les risques de contamination de part et d’autre, en particulier dans un contexte de confinement, que sur les diverses mesures de prévention à adopter. Nos réponses, étayées par plusieurs experts médicaux et par les études scientifiques les plus récentes.

 

Alors que la France marche au ralenti depuis la mi-mars, beaucoup de professions étant en télétravail ou en chômage partiel, le travail reste autorisé pour les assistantes maternelles. Qui plus est, leur agrément a été élargi, à titre dérogatoire, de quatre à six enfants de moins de trois ans (avec déduction de leurs propres enfants de cette tranche d’âge) (1). Ce qui peut porter – si elles le souhaitent, car elles ne peuvent être réquisitionnées – leur nombre d’enfants total au domicile, en comptant les leurs, à huit. D’où une inquiétude grandissante chez nombre d’entre vous : comment limiter au minimum le risque de contagion, pour vous comme pour vos proches, dans un contexte de confinement ?

« Les assistantes maternelles font office de deuxième ligne dans l’effort de guerre mis en place par les autorités contre la pandémie, analyse Antoine Napoly, pédiatre à Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne). Ce qui leur demande d’autant plus de courage que ce ne sont pas des professionnelles des virus. Du coup, elles vont au front sans armes réelles pour se protéger. »

Six enfants : un quota déraisonnable ?

De fait, pour de nombreux médecins, ce quota de six enfants accueillis n’est pas raisonnable. « Avec une telle promiscuité, il semble difficile d’appliquer les mesures barrières préconisées par le Ministère de la Santé et des Solidarités, déclare Brigitte Hercent-Salanie, médecin généraliste à Orléans (Loiret). Cela parait inconcevable de demander à une seule professionnelle, qui travaille à domicile, où sa famille est confinée, d’accueillir autant d’enfants, alors que dans les MAM ou les micro-crèches, deux ou trois professionnels sont présents au minimum. »

Tout en reconnaissant la difficulté de la situation, d’autres font preuve de davantage d’optimisme. « La situation est tout à fait exceptionnelle et dramatique, mais il est possible d’arriver à traverser au mieux cette phase délicate, à condition de faire preuve d’adaptabilité », estime pour sa part Catherine Salinier, pédiatre à Gradignan (Gironde) et ancienne présidente de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA). Il s’agit, d’abord, de se rassurer sur les risques réels de contagion, au-delà du discours gouvernemental. Le conseil scientifique du ministère de la Santé estimant que le risque de contagion est « suffisamment réduit lorsque les groupes d’enfants ne dépassent pas le nombre de dix ».

Les enfants pas plus contagieux que les autres

De fait, les enfants, considérés ces dernières semaines comme des « bombes à virus » en puissance – d’autant plus dangereux que chez eux, le Covid-19 ne semble se manifester que sous des formes bénignes, voire asymptomatiques (2) – ne seraient finalement pas si contagieux. C’est ce que semble indiquer une nouvelle étude chinoise (3). « L’on est en train de revenir sur l’hypothèse selon laquelle les enfants et les jeunes seraient plus contagieux que les adultes au coronavirus, contrairement à ce qui est connu pour le cas des virus grippaux, commente Véronique Hentgen, pédiatre infectiologue au CHU de Versailles (Yvelines). Désormais, on pense qu’ils sont porteurs comme tout le monde, mais pas plus. En bref, être en contact avec un enfant ne fait pas courir plus de risque que de faire ses courses ! Surtout lorsqu’il s’agit d’enfants de soignants, des publics certes plus exposés, mais dépistés au moindre signe. »

Pour Antoine Napoly, le risque est d’autant plus à relativiser du fait des mesures récentes de prévention. « Les grands frères et sœurs n’allant plus à l’école, lieu majeur de transmission, depuis la fermeture des établissements scolaires, le virus circule moins auprès des enfants en bas âge », pointe-t-il. Par contre, selon lui, si un bambin est infecté, il y a « au moins une chance sur deux » que les autres enfants accueillis soient à leur tour contaminés. D’où la nécessité de bien évaluer le risque avant de s’engager.

Pas d’accueil en cas de fragilité, d’un côté comme de l’autre

Les médecins sont unanimes : l’indulgence n’est plus de mise comme avant face un enfant un peu « patraque ». « N’ouvrez plus votre porte aux enfants immunodéprimés ou asthmatiques », recommande Catherine Salinier. Le coronavirus se transmettant par voie aérienne, via les postillons (éternuements, toux…), via des contacts rapprochés avec une personne contaminée, il faut refuser de garder les enfants au moindre symptôme grippal : toux, nez qui coule… « Un tout petit, quand il tousse, ne va pas éternuer dans son coude », pointe Véronique Hentgen. « Seule exception : en cas de toux explicable (réflexe de régurgitation, etc.) ou isolée, précise Catherine Salinier. Mêmes exclusions en cas de fièvre (à partir de 38 degrés), à l’exception de trois cas : après une vaccination, à cause d’une poussée dentaire ou après un diagnostic médical strict posé (gastro, otite, etc.). N’accueillez pas l’enfant non plus si un parent vous informe qu’il présente des symptômes du Covid-19, et demandez-lui d’appeler son médecin traitant ou le médecin de l’enfant afin d’avoir un avis médical.

La consigne est encore plus impérative pour les assistantes maternelles fragilisées sur le plan de la santé. À savoir, celles présentant des pathologies associées (4)  ; les femmes enceintes à partir du 3ᵉ trimestre ; les personnes présentant une obésité morbide ou celles âgées de 70 ans et plus. Ou si certains membres de leur foyer présentent ce type de risques (5). « Mais elle vaut aussi si la professionnelle présente de simples symptômes de rhume, ajoute Véronique Hentgen. Car si elle est porteuse du virus, elle risque de le transmettre aux enfants accueillis : le risque est bilatéral. » Chaque situation étant individuelle, il peut être malaisé de l’estimer par soi-même. En cas de doute, consultez votre médecin avant d’accueillir les enfants.

Si vous vous trouvez devant un cas de santé vous concernant, vous avez la possibilité de télécharger en ligne un arrêt de travail pour personnes fragiles via le site ameli.fr. Si vous décidez, en dehors de ce cas de figure, de ne pas accueillir tout ou partie des enfants, les conséquences seront variables selon les situations. Dans cette hypothèse, vous ne toucherez pas de salaire durant la période, mais pourrez éventuellement bénéficier des mesures de chômage partiel si le parent-employeur en est d’accord. « La décision mérite toutefois d’être mûrie, car nous sommes aujourd’hui dans une situation exceptionnelle où notre système de santé est mis à très rude épreuve. C’est pourquoi il faut réussir à faire garder les enfants des professions jugées indispensables à la lutte de la Nation contre le Covid-19 (soignants, travailleurs sociaux ou forces de l’ordre notamment) », tempère Véronique Hentgen. Si le nombre d’enfants accueillis semble trop élevé, elle conseille de discuter avec les autres parents pour savoir dans quelle mesure ceux-ci pourraient garder temporairement leurs enfants, le cas échéant en télétravaillant. En revanche, si c’est le parent qui décide de retirer l’enfant par mesure de précaution, il devra continuer à vous verser votre salaire dans les conditions habituelles, ou enclencher une procédure de chômage partiel vous concernant.

Renforcer les mesures barrière

La limitation du risque de contagion passe ensuite par la mise en place de place d’un renforcement des mesures barrière de bon sens, en suivant aussi strictement que possible les recommandations gouvernementales. Cela commence par veiller à une propreté méticuleuse de son logement. Primo, l’une des premières mesures de nettoyage à appliquer pendant le confinement est de s’assurer du renouvellement de l’air à l’intérieur du logement. À cet effet, les recommandations de l’ Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME)) sont d’ouvrir les fenêtres dix minutes le matin et le soir ainsi que pendant le nettoyage du logement. En veillant à ne jamais occulter une bouche d’entrée ou d’extraction d’air, et en laissant éventuellement une fenêtre entrebâillée la nuit s’il ne fait pas trop froid. Secundo, en désinfectant toutes les surfaces contaminables laissées à la portée des enfants (poignées de portes, interrupteurs, robinets, dessus de meuble ou de table basse, boutons-pressions des distributeurs de savon ou de gel, surfaces métalliques type rampes d’escalier…) une fois par jour. Garder en mémoire que le virus survit de 48 à 72 heures sur le plastique et l’acier inoxydable, et 24 heures sur le carton, selon une étude ( (6) . Utiliser une eau javellisée – la Javel étant recommandée tant par les instances gouvernementales que par l’Organisation mondiale de la Santé et les centres pour le contrôle et la prévention des maladies – à raison de quatre cuillérées à café de produit pour un litre d’eau. Ou encore, une solution contenant au moins 70 % d’alcool. « N’utilisez pas de produits faits maison, mais uniquement ceux formulés « désinfectants ». Le vinaigre blanc, très utile pour nettoyer efficacement et de manière écologique en temps habituel, n’est pas suffisant ici, car il ne désinfecte pas », souligne Catherine Salinier.

Une attention particulière est à porter aux jouets, que non seulement les enfants vont manipuler et porter à leur bouche, mais qu’ils risquent aussi de se partager. « Mettre de côté les peluches et tout ce qui est en tissu, en ne laissant à leur disposition que ce qui est facilement nettoyable, à avoir les jouets en plastique et en bois », préconise Antoine Napoly. Tous les soirs, les tremper dans un bac avec de l’eau javellisée, et essuyer les livres avec un chiffon humidifié de cette préparation. Si les enfants jouent dans une piscine à boules, ne pas oublier de faire subir le même traitement à celles-ci.

 

 

Hygiène méticuleuse

Dans cette même logique, ne laissez pas son doudou à un enfant quand il joue avec ses camarades. Mieux vaut également éviter qu’ils se partagent les lits. Si le manque de place limite les alternatives, changez les draps entre chaque enfant et lavez-les à plus de 65 degrés. Bien sûr, pas de partage de tétines, et ne portez pas non plus de tétine à votre bouche pour la nettoyer. Toussez ou éternuez dans votre coude et n’utilisez, pour vous comme pour vos petits protégés, que des mouchoirs à usage unique, jetés (dans une poubelle fermée) dès qu’utilisés.

La mesure barrière de base est de se laver soigneusement les mains, à l’eau chaude et au savon ou au gel hydroalcoolique, pendant au moins vingt secondes. Et ce, avant et après avoir touché les petits, et, dans l’idéal, après chaque contact après une surface potentiellement contaminée. « Le virus se transmettant par les muqueuses des yeux, de la bouche ou du nez, cette surface contaminée peut être le visage, que nous touchons environ une fois par minute », rappelle Antoine Napoly. Il ne semble pas impératif de laver aussi souvent les mains des bébés qui ne se déplacent pas encore, leurs seuls contacts directs étant leurs parents et leurs proches. Par contre, il vous incombe d’apprendre aux enfants (à partir de deux ans) à le faire, en leur expliquant l’intérêt de ce geste barrière essentiel. « Les faire se laver les mains en chantant une comptine pour que cela dure le temps imparti, puis montrer l’exemple aux plus petits, peut même être un jeu à faire avec les enfants, une occupation utile pendant cette période de confinement », ajoute Catherine Salinier.

Si vous avez le choix, préférez la formule eau-savon au gel hydroalcoolique, un produit un peu agressif pour la peau des jeunes enfants. Et pour essuyer les mains, misez sur les lavettes jetables (si problème d’approvisionnement, changez-les dès qu’elles sont humides). Changez aussi de tenue tous les jours, plus fréquemment en cas de suspicion de contact avec une surface ou une personne contaminée.

Masques et gants inutiles, voire préjudiciables

Certaines d’entre vous seront peut-être tentées de se munir – si elles arrivent à s’en procurer – d’équipements de sécurité, tels que gants en latex ou masques chirurgicaux. Des précautions inutiles, voire contre-productives, pour les représentants du corps médical. « Ce type de fourniture ne présente aucun intérêt pour la population générale, assure Véronique Hentgen. Un masque chirurgical mal utilisé est plus à risque qu’autre chose : s’agissant d’un filtre à particules virales, si l’on touche le masque et que l’on se touche le visage après, on se contamine et on risque de contaminer autrui ». Si vous avez à votre domicile un stock de ces masques, le plus recommandé est de les proposer à des personnels de santé de votre entourage, pour qui ce renfort pourrait être bienvenu et qui sauront en tirer leur pleine utilité. Organiser un atelier « fabrication de masques », à base de matériaux de récupération potentiellement décorés de façon colorée, peut toutefois être amusant pour les enfants, tout en contribuant à les rassurer face aux personnes de plus en plus nombreuses à en porter.

Quant aux gants en latex, l’OMS estime que le fait de se laver les mains régulièrement protège mieux contre le COVID-19 que leur port, ceux-ci pouvant être contaminés et portés au visage. Ils sont comme une deuxième peau, qu’il faudrait changer dès que l’on a touché quelque chose. « En porter peut même avoir des effets pervers, en menant à oublier de se laver les mains », appuie Catherine Salinier. D’autant plus qu’il faut les jeter après, avec les mêmes précautions que les mouchoirs. « Par contre, le port d’un autre accessoire, souvent méconnu, peut constituer une protection relative, par exemple aux micro-projections de salive dans les yeux : les lunettes de vue », note Antoine Napoly.

Des gestes professionnels à adapter

La prévention contre la transmission du virus impose aussi d’adapter ses gestes professionnels. Avec une difficulté de base pour respecter les consignes officielles : « Pour mener à bien ses soins, notamment envers les plus jeunes, l’assistante maternelle est bien obligée de se situer à moins d’un mètre des enfants qu’elle accueille, et également de les toucher », évoque Catherine Salinier.

Dans ce contexte, la sécurité passe par une modification des comportements au quotidien. « Les contacts physiques et les câlins sont possibles, mais en essayant, de manière générale, d’éviter de se trouver en face-face avec les enfants », explique Véronique Hentgen. Ainsi, l’on prohibe les bisous sur le visage, mais l’on peut jouer avec le bisou dans le cou. On fait les chatouilles plutôt sur l’arrière du corps. On peut toujours lui lire un livre sur les genoux, mais en plaçant l’enfant vers l’extérieur. Mêmes précautions pour le portage, que l’on réservera aux plus petits. « Sur les hanches, le bébé regardant devant, semble la meilleure posture », conseille Antoine Napoly. Et si on doit consoler l’enfant, on le berce un peu de côté, en essayant de rester sur son profil. »

Le change est un moment sensible. « Il faut faire très attention car le virus pourrait être plus concentré dans les selles ( (7) ) , recommande Véronique Hentgen. D’où la nécessité de se laver très soigneusement les mains à l’eau et savon tout de suite après. Et de bien fermer les couches, ainsi que le sac poubelle. » La prise de nourriture elle-même doit être repensée. Antoine Napoly déconseille ainsi de grignoter ou de donner aux enfants des choses à manger avec les doigts, puisque dans ce cas les mains se retrouvent en première ligne. Mais d’utiliser, autant que faire se peut, des couverts.

Réorganiser l’espace d’accueil

Dernier vecteur de prévention : la réorganisation de l’espace d’accueil. Avec un mot d’ordre : mettre, autant que faire se peut, de la distance entre les personnes, voire les objets. « Si l’on en a la place, mieux vaudrait écarter les enfants les uns des autres, note Véronique Hentgen. Pour les siestes, s’ils ne peuvent pas être seuls dans une chambre, limiter à trois par pièce et laisser la fenêtre ouverte, pour faire circuler l’air, en les couvrant davantage si besoin. Dans tous les cas, il va de soi qu’on ne mélange pas les enfants accueillis au foyer avec d’autres »

Les activités elles-mêmes gagneront à être adaptées. Limitez le nombre de jouets proposés, et enseignez-leur à ranger les objets sortis avant d’en reprendre d’autres. « Plutôt que ce qui se souille et devra être nettoyé, préférez des séances de pâte à modeler ou de pâte à sel, des matériaux qui se jettent, conseille Catherine Salinier. Lisez-leur beaucoup d’histoires, faites-leur faire de la gymnastique. Si vous avez la chance d’avoir un jardin ou une terrasse, faites-les sortir au grand air le plus possible, en se lavant bien les mains au retour à l’intérieur. »

La plus grande prudence est de mise lors des phases de dépose et de récupération des enfants. Plus question de bavarder plusieurs minutes, avec le père et la mère le cas échéant, sur le pas de la porte ou dans votre salon, même à la fameuse distance d’un mètre. Seul l’un ou l’autre parent doit être présent. « Mieux vaut qu’il attende l’enfant dans une pièce seul ou à l’extérieur, après s’être lavé les mains aux toilettes ou avec une solution hydroalcoolique, préconise Catherine Salinier. Pas de serrage de main, ni aucun contact physique avec aucune autre personne (enfant ou adulte) que leur enfant. Les transmissions doivent être rapides et concises : Exemple : réveil à 7h30, biberon donné à 8h, R.A.S. Veillez à ne pas vous attarder. »

Un rôle stratégique dans la « guerre » en cours

Face à une situation inédite, particulièrement incertaine et anxiogène, l’inquiétude des assistantes maternelles est légitime. Leur challenge, en cette période troublée, sera de parvenir à mener à bien leur métier tout en contenant leurs angoisses, pour leur bien-être personnel comme que pour celui des enfants qu’elles accueillent. En effet, le stress est au moins aussi contagieux que le coronavirus. Si les parents continuent à leur faire confiance, c’est qu’ils savent que les assistantes maternelles ont suffisamment de ressources pour venir à bout des problématiques supplémentaires occasionnées par la gestion du virus. Le travail et l’adaptabilité occasionnés par cette « guerre » seront compensées, une fois la crise passée, par la satisfaction d’avoir contribué, à leur mesure, à la victoire contre l’épidémie, en soulageant certains professionnels vitaux de la garde de leurs enfants.

Notes

(1) Arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19 et projet de loi d’urgence sanitaire, adopté par l’Assemblée nationale le 21 mars.
(2) Selon une étude chinoise publiée le 24 février 2020 par le Journal of American Medical Association, aucun décès n’est à déplorer parmi les moins de 10 ans, et le taux de contamination des 0-9 ans n’est que de 0,9 % (1,2 %, pour les 10-19 ans).
(3) SARS-CoV-2 Infection in Children, The New England Journal of Medecine, 20 mars 2020.
(4) Cardiopathie ; diabète insulino-dépendant ou présentant des complications secondaires ; insuffisance rénale chronique dialysée ; cirrhose au stade B au moins, antécédents cardiovasculaires, insuffisance respiratoire chronique, asthme ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ; les personnes avec une immunodépression (médicamenteuses ; infection à VIH non contrôlé avec des CD4 inférieurs à 200/mn3 ; consécutive à une greffe d’organe ou de cellules souche ; atteint d’hémopathie maligne en cours de traitement ; présentant un cancer métastasé.
(5) Source : Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP).
(6) Aerosol and Surface Stability of SARS-CoV-2 as Compared with SARS-CoV-1, New England Journal of Medicine, 17 mars 2020.
(7) Characteristics of pediatric SARS-CoV-2 infection and potential evidence for persistent fecal viral shedding, Nature Medicine, 13 mars 2020.